Oecuménisme en Essonne

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Textes fondamentaux

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Les grands textes de l’Eglise catholique sur l’œcuménisme

- Décret conciliaire sur l’œcuménisme Unitatis redintegratio

Le décret sur l’œcuménisme a été promulgué le même jour que la constitution dogmatique sur l’Eglise Lumen Gentium, le 21 novembre 1964. Cette coïncidence ne doit rien au hasard, car le pape Jean XXIII avait donné deux finalités au Concile Vatican II : la rénovation interne de l’Eglise catholique et le service de la cause de l’unité chrétienne.

Le jour de sa proclamation finale et solennelle, le décret sur l’œcuménisme a obtenu 2137 voix contre 11. Il était en chantier depuis la première session lors de l’automne 1962.

On peut considérer ce décret comme l’œuvre du Secrétariat pour l’Unité des chrétiens créé par Jean XXIII avant l’ouverture du Concile et que, dès le début du Concile, il a assimilé aux Commissions conciliaires. Le Secrétariat pour l’Unité que présidait le Cardinal Bea, assisté de Mgr Willebrands, a travaillé tout au long du Concile en étroite collaboration avec les « observateurs » que les Communions chrétiennes non-catholiques avaient envoyés à Rome à l’invitation du pape.

Un tel texte, voté à la quasi unanimité, était impensable cinq avant ! En le votant, le Concile Vatican II a solennellement engagé l’Eglise catholique sur la voie de l’œcuménisme. Ainsi que l’écrit le Père Yves-Marie Congar dans la présentation qu’il en a faite : « L’acte est d’une portée comparable à celle des grandes décisions historiques par lesquelles le mouvement des choses a été décidé pour des siècles ».

- Directoire pour l’application des principes et des normes sur l’œcuménisme (25 mars 1993)
Ce Directoire donne l’orientation et la pratique de l’Eglise catholique en ce qui concerne l’œcuménisme.

- Lettre encyclique Slavorum Apostoli (2 juin 1985)
Le pape Jean-Paul II donne à voir dans les saints Cyrille et Méthode des précurseurs authentiques de l’œcuménisme.

- Lettre apostolique Orientale lumen (2 mai 1995)
A l’occasion du centenaire de la lettre apostolique « Orientalium dignitas » du pape Léon XIII sur les Eglises orientales catholiques, Jean-Paul II invite les catholiques à se mettre comme lui « à l’écoute des Eglises d’Orient », de toutes ces Eglises qui, ensemble, constituent le second poumon de l’Eglise du Christ.

- Lettre encyclique Ut unum sint (25 mai 1995)
Les textes, comme d’ailleurs les gestes, du pape Jean-Paul II en faveur de l’œcuménisme sont très nombreux. A n’en pas douter ce pape considère que l’avancée œcuménique est une des priorités de son pontificat. Dans l’encyclique « Ut unum sint » (« Qu’ils soient un »), il dit on ne peut plus clairement que l’engagement œcuménique est « un impératif de la conscience chrétienne éclairée par la foi et guidée par la charité ». Et, gage de sa bonne volonté, il demande aux responsables des autres Eglises de chercher avec lui les formes dans lesquelles son ministère d’unité « pourra réaliser un service d’amour reconnu par les uns et par les autres ».

- Lettre pastorale des Patriarches catholiques d’Orient sur le mouvement œcuménique (Pâques 1999)
Les patriarches catholiques d’Orient qui adressent cette lettre à leurs fidèles, en Orient et dans la diaspora, montrent toute l’importance de l’unité des chrétiens, en particulier dans la région du Moyen-Orient, et en tirent toutes les conséquences.

- Lettre apostolique Tertio Millennio Adveniente (10 novembre 1994)
Dans cette lettre apostolique « A l’aube du troisième millénaire », Jean-Paul II écrit : « L’approche de la fin du deuxième millénaire nous invite tous à un examen de conscience et à d’utiles initiatives œcuméniques, afin que nous puissions nous présenter, lors du grand Jubilé, sinon totalement unis, du moins beaucoup plus près de surmonter les divisions du deuxième millénaire ».

- Lettre apostolique Novo Millennio Ineunte (6 janvier 2001)
Dans cette nouvelle lettre apostolique qui clôt l’année jubilaire, Jean-Paul II constate qu’un long chemin reste encore à parcourir, mais il ajoute, confiant : « La prière du Christ nous rappelle qu’il est nécessaire d’accueillir ce don et de le développer de manière toujours plus profonde. L’invocation « ut unum sint » est à la fois un impératif qui nous oblige, une force qui nous soutient, un reproche salutaire face à nos paresses et à nos étroitesses de cœur. C’est sur la prière de Jésus, et non sur nos capacités, que s’appuie notre confiance de pouvoir atteindre aussi dans l’histoire la communion pleine et visible de tous les chrétiens ».

Le dialogue avec les Anciennes Eglises de l’Orient

Quelques années après la fin du Concile Vatican II, le pape Paul VI rencontrait chacun des patriarches des Anciennes Eglises d’Orient. A chaque fois ces rencontres ont permis de signer une déclaration commune exprimant la profonde communion qui unit déjà les deux Eglises :
- avec Vasken I, Catholicos Suprême de tous les Arméniens (1970)
- avec Mar Ignatius Jacoub III, Patriarche syrien-orthodoxe d’Antioche (1971)
- avec Chenouda III, Patriarche des coptes (1973)

Tout au long de son pontificat, le pape Jean-Paul II a démultiplié cette attitude de rencontre, et de nouvelles déclarations ont été signées :
- avec Mar Ignatius Zakka Ier, Patriarche syrien-orthodoxe d’Antioche (1984)
- avec Karekine Ier, Catholicos Suprême de tous les Arméniens (1996)
- avec Aram Ier, Catholicos arménien de Cilicie (1997)

La Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Eglise catholique et les Eglises orthodoxes orientales a publié un document qui présente une large base d’accord dans des matières fondamentales de l’ecclésiologie : Nature, Constitution et Mission de l’Eglise (2009).

Le dialogue avec les Eglises orthodoxes de tradition byzantine

- Déclaration commune pour effacer les sentences d’excommunication de l’an 1054 (7 décembre 1965)

En 1965, le pape Paul VI et le patriarche Athénagoras ont posé un acte de portée historique : la levée réciproque des sentences d’excommunication entre les Eglises grecques et romaines datant de près d’un millénaire. Par ce geste de réconciliation, un obstacle important au rétablissement de la pleine communion a été franchi et le dialogue entre catholiques et orthodoxes est redevenu possible.

Documents élaborés par la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Eglise catholique romaine et l’Eglise orthodoxe (dans son ensemble) :
- Le mystère de l’Eglise et de l’Eucharistie à la lumière du mystère de la Sainte Trinité (6 juillet 1982)
- Foi, sacrements et unité de l’Eglise (16 juin 1987)
- Le sacrement de l’ordre dans la structure sacramentelle de l’Eglise, en particulier l’importance de la succession apostolique pour la sanctification et l’unité du peuple de Dieu (26 juin 1988)
- L’uniatisme, méthode d’union du passé et la recherche actuelle de la pleine communion (23 juin 1993)
- Le Document de Ravenne : Conséquences ecclésiologiques et canoniques de la nature sacramentelle de l’Eglise - communion ecclésiale, conciliarité, et autorité (13 octobre 2007)

- Principales déclarations communes des papes et des patriarches depuis 1965

- Accord catholique - orthodoxe (14 octobre 1996)
Il s’agit d’un texte d’accord de plusieurs patriarches catholiques et orthodoxes sur les mariages mixtes, le catéchisme commun et la première communion.

Le dialogue avec la Communion anglicane

- Le don de l’autorité (12 mai 1999)

- Marie : Grâce et Espérance dans le Christ (16 mai 2005)

Le dialogue avec la Fédération luthérienne mondiale

- Déclaration conjointe sur la doctrine de la justification (31 octobre 1999) et son Annexe

Le pape Jean-Paul II et Ishmaël Noko,
secrétaire général de la FLM

A travers cette déclaration, les Eglises luthériennes et l’Eglise catholique romaine énoncent une compréhension commune de notre justification par la grâce de Dieu au moyen de la foi en Christ.

Commémoration Luthéro-catholique commune de la Réforme en 2017
"Du conflit à la communion"

Adhésion du Conseil méthodiste mondial à la Déclaration conjointe sur la doctrine de la justification (juillet 2006)

Le dialogue avec les baptistes

- Convictions baptistes et catholiques sur le baptême (19 juin 1998)
- Cène-Eucharistie (12 juin 2001)
Ces deux textes ont été adoptés par le Comité mixte baptiste-catholique en France. Ils donnent les points d’accord et de désaccord sur le baptême et sur la Sainte Cène.

Le dialogue entre protestants

- La Concorde de Leuenberg (mars 1973)
L’adoption de cette Concorde a mis fin à la division ecclésiale de plusieurs Eglises protestantes en Europe (principalement les luthériens et les réformés).
Les Eglises signataires s’accordent les unes aux autres une communion de chaire et d’autel et s’engagent à un témoignage et un service communs.

Le dialogue entre anglicans et luthériens

- L’affirmation commune de Porvoo (octobre 1992)
Cette affirmation commune porte le nom de la ville de Finlande où anglicans et luthériens ont partagé l’Eucharistie une semaine avant la signature de cet accord, le 13 octobre 1992. Cet accord concerne les anglicans de Grande-Bretagne et d’Irlande et les luthériens des pays nordiques et baltes. Il porte notamment sur une conception commune de l’épiscopat.

Le dialogue entre anglicans et protestants

- La déclaration de Reuilly (juillet 2001)
La déclaration de Reuilly (du nom de la Communauté des Diaconesses de Reuilly, chez lesquelles le dialogue s’est en partie déroulé) concerne tous les luthériens d’Europe occidentale et aussi les réformés. Cet accord va moins loin que l’accord de Porvoo, compte tenu que les réformés ne partagent pas la conception que les luthériens et les anglicans ont de l’épiscopat.

Le dialogue multilatéral

- Le BEM (« Baptême – Eucharistie - Ministère ») (1982)
Ce célèbre texte, adopté par la Commission plénière Foi et constitution lors de sa réunion de Lima (Pérou) en 1982, fait le point sur l’accord et les différences qui subsistent dans des domaines fondamentaux de la foi et de la vie des Eglises.
Le BEM a servi de base à de nombreux accords entre Eglises et il demeure une référence aujourd’hui encore.

- La nature et le but de l’Eglise : vers une déclaration commune (novembre 1998)
A la demande de la cinquième Conférence mondiale de Foi et constitution, qui s’est tenue à Saint-Jacques-de-Compostelle en Espagne (1993), cette étude rend compte de ce que les Eglises peuvent dire ensemble de la nature et du but de l’Eglise aujourd’hui. Elle indique aussi les sujets sur lesquels elles sont toujours en désaccord.

- La charte œcuménique européenne (avril 2001)
« Les Eglises ravivent leur engagement pour une mission commune en Europe ».

La signature de la Charte à Strasbourg

Les présidents du Conseil des Conférences Episcopales d’Europe (CCEE) ainsi que de la Conférence des Eglises Européennes (KEK) ont signé les « Lignes directrices en vue d’une collaboration croissante entre les Eglises en Europe », document de base recommandé à toutes les Eglises chrétiennes et aux conférences épiscopales d’Europe.

Le document de huit pages contemple douze points concernant principalement le témoignage commun de la foi chrétienne, l’échange d’expérience dans la catéchèse et la pastorale, la coopération dans l’éducation chrétienne, l’approfondissement de la communion spirituelle entre les Eglises par la prière et de la connaissance réciproque des rites et d’autres expressions de la vie spirituelle des différentes Eglises. Un témoignage commun des Eglises peut s’affirmer par la défense des droits de l’homme et l’engagement pour la justice, la paix et la sauvegarde de la création, en l’optique d’une responsabilité commune dans la construction d’une Europe réconciliée et solidaire des valeurs humaines et sociales. Le texte souligne également l’importance d’un approfondissement de la communion avec le judaïsme, de relations suivies avec l’islam ainsi que la promotion de la rencontre avec les autres religions et visions du monde caractérisant la société pluraliste du continent européen.

La charte œcuménique souhaite donner un nouvel élan au témoignage commun de la foi des Eglises en Europe. Non seulement elle envisage différents lieux de coopération, mais appelle également les Eglises à une responsabilité accrue et à une concrétisation dans la vie des Eglises des recommandations contenues dans le document. Les présidents de la KEK et du CCEE ont souligné que la signature de la charte œcuménique ne constitue nullement la fin, mais le début d’un nouveau processus, où il s’agit surtout de s’approprier et de réaliser dans les différentes Eglises les lignes directrices de la charte. Un rôle important revient ici à l’engagement de la jeune génération en Europe.